Votre médecin examinera divers facteurs qui détermineront la meilleure ligne de conduite à suivre. Il tiendra compte du type de cancer (pathologie) et de son stade, mais aussi de votre âge, de votre état de santé (tout autres problèmes de santé) et de vos préférences. Il est très important que vous analysiez toutes les options, que vous preniez le temps de vous renseigner à chaque stade de votre traitement, que vous posiez des questions et que vous compreniez votre maladie. Une communication ouverte avec votre équipe de soins en oncologie vous permettra de prendre la meilleure décision, non seulement pour vous, mais aussi pour vos proches.
Il existe quatre principaux types de traitements qu'on utilise en monothérapie ou en association.
La chirurgie est souvent le premier traitement de choix pour bon nombre de cancers; on y a recours lorsque le cancer semble localisé (ne touche qu'une région). Au cours de la chirurgie, on enlève le foyer cancéreux ainsi que tout tissu périphérique susceptible de contenir des cellules cancéreuses. Il arrive que votre chirurgien ne soit pas en mesure de déterminer l'ampleur de l'excision avant de commencer la chirurgie.
On a recours à la radiothérapie localisée pour détruire les cellules cancéreuses et faire cesser leur propagation. La radiothérapie est souvent associée à la chirurgie ou à la chimiothérapie; des faisceaux de rayons X de haute énergie provenant d'une source externe ou des radio-isotopes sont dirigés vers le lymphome. Comme la radiothérapie n'agit pas sur toutes les formes de lymphome, il revient au professionnel de la santé de déterminer si la radiothérapie est le traitement qui vous convient. La radiothérapie externe est indolore (tout comme une radiographie). Administré en clinique externe, le traitement dure de 10 à 15 minutes, à raison de cinq jours par semaine pendant quatre à cinq semaines, selon l'ampleur, le type et l'emplacement du cancer.
La radiothérapie utilise des rayons X de haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses. Ces rayons endommagent l'ADA (le matériel génétique) des cellules; les cellules cancéreuses endommagées sont alors incapables de se réparer et finissent par mourir. Puisque les rayons ne font pas la différence entre les cellules cancéreuses et les cellules non cancéreuses, les cellules saines se trouvant dans la zone visée sont également endommagées. Le traitement est toujours planifié avec soin pour éviter le plus possible dèendommager dèaures parties de lèorganisme. Les cellules normales touchées par les rayons sont plus aptes èa récupérer que les cellules lymphomateuses.
La zone marquée pour recevoir la radiothérapie est appelée "champ d'irradiation". Pour délimiter clairement ce champ on marque la peau de petits points de repère à l`encre appelés tatouages. Ces tatouages permettent de s`assurer que les rayonnements sont correctement dirigés vers la zone à irradier et atteignent le même endroit à chaque fois. En général, l`irradiation est limitée aux ganglions lymphatiques ou à la zone directement adjacente. Le champ d`irradiation varie d`un patient à l`autre et dépend de nombreux facteurs notamment le type de lymphome et l`étendu de la maladie. Les zones saines sont protégées des rayons par des écrans de plob, semblables à ceux que l`on porte au cabinet du dentiste lors de la prise de clichés radiographiques. Le pl omb bloque les faisceaux de rayonnemen non désirés, les empêchant d`altérer l'ADN des cellules normales.
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En début de traitement, une séance de planification peut vous être proposée. Elle se déroule dans une salle en présence d`un technicien, d`une infirmière et d`un ou deux médecins. Hormis l`absence de source radioactive dans la salle, le déroulement de la séance de planification est très proche de celui d`une séance de radiothérapie. C'est pourquoi la séance de planification est souvent appelée séance de simulation.
Avant de recevoir vore traitement, vous serez soigneusement installé sur la table de traitement. Les régions de votre corps exclues de la zone à irradier seront protégées. Pendant la séance de traitement, vous devrez rester parfaitement immobile. Souvent, un moule est fabriqué ou des supports, par exemple des oreillers ou des couvertures roulées, sont utiisé pour vous aider à ne pas bouger. Au-dessus de la table de traitement se trouve lìmposant appareil qui émet les rayons. le traitement ne dure que quelques minutes et n`entraîne ni douleur ni malaise.
Le plus souvent, la radiothérapie est administrée sur la base de soins ambulatoires. Pendant votre cure de radiothérapie, vous devrez peut-être vous rendre à l`hôpital jusqu`à cinq fois par semaine. La dose totale jugée appropriée à votre cas est divisée et administrée sur une période d`une à six semaines. Chaque dose de rayonnement est appelée fraction et le radio-oncologue prescrit un nombre total de fractions pour votre traitement particulier.
Bien que le traitement soit indolore, il peut occasionner des effets secondaires. Ces effets généralement limités à la zone irradiée et peuvent varier en fonction de la cible. Vous trouverez-ci dessous les effets secondaires les plus courants accompagnés de conseils de prise en charge.
Zone ciblée
Tête et cou (peut toucher le cuir chevelu, la bouche et la gorge)
Effets secondaires possibles
Thorax (peut toucher lòesophage et les seings)
Abdomen
De quoi s'agit-il?
La chute de cheveux ( ou perte pileuse0 occasionnée par la radiothérapie n`est pas générale comme celle causée par la chimiothérapie. Elle est localisée à la zone irradiée. S`il sàgit de la tête, les cheveux de la zone irradiée peuvent tomber. S'il sàgit d`un ganglion lymphatique de la région de làine, les poils de cette région peuvent tomber. La perte des cheveux ou des poils est généralement temporaire bien qu`elle puisse être permanente si les doses de radiothérapie sont fortes.
Que puis-je faire?
Les quelques conseils suivants vous aideront à composer avec la chute de cheveux et à la diminuer:
évitez les séchois à cheveux, les fers à friser ou à défriser
De quoi s`agit-il?
Après une radiothérapie, il se peut que certains aliments, que vous aimiez bien auparavant, ne vous disent plus rien. Il se peut aussi que votre appétit diminue.
Il est très important que vous essayiez de manger pour conserver votre énergie et éviter les déficits nutritionnels. Vous pourriez prendre des repas plus petits, plus fréquents au cours de la journée. Vous pourriez peut-être recouvrer en partie votre appétit et le goût des aliments en évitant les odeurs fortes, la préparation des repas e en mangeant des mets froids plutôt que chauds. Même si vous n`avez pas d' appétit, il est très important que vous restiez hydraté en prenant des liquides et que vous essayiez de consommer des aliments sains pour garder vos forces.
La chimiothérapie consiste à administrer des médicaments anticancéreux puissants qui sont disséminés à travers tout le corps dans la circulation sanguine. La chimiothérapie est administrée par voie orale ou par injection intraveineuse. C'est souvent le traitement choisi lorsque le cancer touche différentes parties du corps. Il arrive fréquemment que plusieurs médicaments soit prescrits et utilisés en association pour augmenter les chances de réussite. Après l'administration d'une série de médicaments de chimiothérapie, le patient aura une période de récupération. Ce cycle permet à l'organisme de se reposer. Puis on administre à nouveau une série de médicaments. Le traitement peut durer en tout de trois à neuf mois. Selon le type de cancer, la chimiothérapie peut être efficace après une chirurgie pour prévenir une récidive. Dépendamment du type et du stade du cancer, la chimiothérapie est utilisée comme traitement, pour prévenir la propagation, ralentir l'évolution de la maladie, tuer les cellules cancéreuses qui peuvent s'être propagées à d'autres parties du corps ou pour soulager les symptômes.
Comme pour tous les traitements, les effets secondaires varient d'un patient à l'autre et dépendent de l'intensité et de la durée du traitement.
La biothérapie (aussi appelée traitement modificateur de la réponse biologique ou immunothérapie) fait appel au système immunitaire du corps pour lutter contre le cancer ou atténuer certains effets secondaires des autres traitements anticancéreux. La biothérapie peut contribuer à restaurer des cellules saines endommagées par le cancer, de sorte que ces cellules saines puissent maîtriser le cancer, ou inhiber la croissance des cellules cancéreuses. Les mots interféron, interleukine et facteur de nécrose tumorale se rapportent tous à la biothérapie et plusieurs agents peuvent être utilisés, seuls ou en association avec la chimiothérapie ou la radiothérapie.
On a de plus en plus souvent recours aux anticorps monoclonaux, lesquels peuvent se révéler efficaces pour lutter contre des types de cancer bien précis. Un corps en bonne santé produit normalement des anticorps pour lutter contre l'infection. Grâce à la recherche médicale, on peut maintenant cloner ces anticorps en laboratoire; on peut donc les programmer pour attaquer les cellules cancéreuses plutôt que les microbes.
Parfois, lorsque le lymphome est très avancé ou ne répond pas au traitement, on envisagera une greffe de moelle osseuse (le tissu mou présent dans la partie centrale des os longs responsables de la production des globules blancs et rouges et des plaquettes) ou une greffe de cellules souches (cellules à l'origine des cellules sanguines).
Dans le cas d'une isogreffe, les cellules proviennent d'un jumeau identique.L'allogreffe est une greffe dont les cellules souches du donneur sont presque identiques à celles du patient, comme dans le cas d'un proche parent (frère ou soeur). Il est rare que le type de cellule souche corresponde à celui d'une personne non apparentée. Pour l'autogreffe, les cellules souches sont prélevées dans la moelle osseuse ou le sang du patient. Lorsque le LNH s'est propagé au sang ou à la moelle osseuse, il peut être difficile d'obtenir des cellules qui n'ont pas été contaminées ou qui peuvent être utilisées, même après un traitement en laboratoire visant à retirer ou à tuer les cellules cancéreuses.
La greffe de moelle osseuse ou de cellules souches se fait dans l'intention de remplacer les cellules saines qui ont été détruites par le traitement anticancéreux. La moelle osseuse ou les cellules souches qui ont été prélevées chez le donneur sont soigneusement congelées et conservées pendant que le patient reçoit une chimiothérapie à dose élevée et parfois une irradiation du corps entier. Ce processus tue l'ensemble ou une grande partie de la moelle osseuse et des cellules souches normales tout en détruisant les cellules cancéreuses. Le patient est ainsi privé de défense contre l'infection et son organisme est incapable de former des cellules sanguines. Après le traitement, la moelle osseuse ou les cellules souches sont dégelées et réinjectées dans l'organisme. Pendant la période de récupération, tous les systèmes de l'organisme doivent être soumis à une surveillance étroite afin de déceler un rejet, une infection ou un besoin de traitement de soutien.
Personne ne peut répondre à cette question sur une base individuelle, trop de facteurs entrent en jeu. Toutefois, le International Prognostic Index fournit des estimations statistiquement valables quant aux patients plus à risque d'une rechute et ceux qui le sont moins.
The International Prognostic Index for Aggressive Lymphoma (IPI)
The International Prognostic Index for Follicular Lymphoma (FLIPI)
Traitement de première intention : Premier traitement que le patient reçoit.
Rémission complète : Tous les signes de la maladie ont disparu à l'issue du traitement. Cela ne signifie pas qu'il y a guérison, seulement que les symptômes et les signes ont disparu et que le lymphome ne peut être décelé au moyen des tests disponibles. Une réponse complète maintenue pendant une période prolongée est appelée rémission durable. Plus la rémission dure longtemps, plus le patient a des chances que la maladie soit guérie et, si la guérison n'est pas possible, la durée de survie est prolongée.
Guérison : Certains lymphomes peuvent être guéris, c'est-à-dire qu'aucune récidive ne se manifestera au cours de la vie du patient.
Rémission partielle : On utilise cette expression si le lymphome a été traité et que la tumeur se résorbe de plus de la moitié de sa taille initiale.
Amélioration : On dit qu'il y a amélioration si la tumeur se résorbe après le traitement, mais de moins de la moitié de sa taille initiale.
Maladie stable : La tumeur ne se résorbe pas, mais elle n'augmente pas non plus de volume à l'issue du traitement.
Maladie réfractaire : Un cancer qui résiste au traitement.
Progression de la maladie/échec thérapeutique : Aggravation de la maladie ou grossissement de la tumeur pendant le traitement.
En plus du type histologique et du stade du lymphome, un certain nombre d'autres facteurs peuvent nuire à la réponse à un traitement. Voici les cinq principaux facteurs les plus souvent relevés :
L'âge : Les personnes de moins de 60 ans obtiennent généralement de meilleurs résultats que leurs aînés. Peut-être en est-il ainsi parce que les patients plus jeunes tolèrent mieux les effets du traitement en raison d'un meilleur état de santé général.
L'indice fonctionnel : L'indice fonctionnel sert à décrire la capacité d'une personne à adopter un mode de vie donné. Les personnes dont l'indice fonctionnel est bon (celles qui sont actives) ont tendance à mieux répondre que celles dont l'indice fonctionnel est faible (celles qui vivent des problèmes de santé chroniques) parce qu'elles tolèrent mieux un traitement intense. L'indice fonctionnel varie de 0 à 4, un indice de 3 ou 4 étant associé aux patients plus malades.
Enzymes de la lacticodéshydrogénase (LDH) présentes dans le sang : La LDH est une enzyme présente dans le sang, et des concentrations plus élevées laissent supposer que le lymphome est plus agressif. Les personnes dont la concentration de LDH est normale semblent obtenir de meilleurs résultats que celles dont les concentrations sont plus élevées.
Maladie extraganglionnaire (maladie siégeant à l'extérieur des ganglions lymphatiques, touchant habituellement des organes comme le foie, les poumons etc.). : Le taux de guérison est généralement plus faible chez les patients atteints d'un lymphome qui s'est propagé au-delà des ganglions lymphatiques et qui touche des organes comme la moelle osseuse ou le cerveau, comparativement à ce que l'on observe lorsque la maladie ne s'est pas propagée.Stade de la maladie : Les stades I et II indiquent une maladie localisée, tandis que les stades III et IV indiquent une maladie plus étendue ou plus avancée. Le taux de guérison en présence d'une maladie de stade III ou IV peut être plus faible que pour une maladie de stade I ou II, mais ce n'est pas toujours le cas.