Incidence et fréquence du lymphome hodgkinien
Les facteurs de risque qu'on associe souvent aux cancers, comme par exemple, l'alimentation, le tabagisme, le bronzage sans protection ou l'exposition à des pesticides, ne sont pas liés au lymphome hodgkinien. Il existe en fait très peu de facteurs de risque directement liés au développement de ce type de cancer.
On a cependant remarqué que la maladie touche davantage les garçons que les filles en bas âge, les jeunes adultes (de 15 à 40 ans) et les ainés (plus de 55 ans). Le risque que les frères et sœurs d'une personne atteinte d'un lymphome hodgkinien développent ce cancer est plus élevé que pour la moyenne, mais on ne sait pas quelle importance accorder au lien de parenté comme cause primaire.
Il est possible que le virus Epstein-Barr (VEB), responsable de la mononucléose, soit associé à une augmentation du risque de contracter la maladie de Hodgkin. Le VEB est un virus qui infecte les lymphocytes B, les faisant se multiplier et vivre plus longtemps. Si la production de cellules T est compromise dans l'organisme, les cellules B continuent de s'accumuler, ce qui augmente le risque que la maladie se manifeste. Toutefois, comme chez plus de la moitié des patients atteints de la maladie de hodgkin aucune infection antérieure par le virus VEB n’a été observé, aucun lien de causalité n'a pu encore être établi.