Les symptômes d'un lymphome sont similaires aux symptômes d’autres maladies et affections. Le symptôme le plus fréquent est l’enflure d'un ganglion lymphatique (indolore). Il arrive souvent qu'une personne consulte un médecin en pensant qu'il s'agit d'un rhume ou d'une infection respiratoire qui s'éternise. Bien que l'enflure puisse se manifester sur diverses parties du corps, notamment à l'aine (pouvant occasionner une enflure des jambes ou des chevilles) ou à l'abdomen (occasionnant parfois des crampes ou des ballonnements), c'est surtout dans la région du cou ou de l'aisselle qu'on la détecte initialement. Certaines personnes atteintes ne remarqueront aucune enflure mais présenteront des symptômes tels que sueurs nocturnes, perte de poids, frissons, manque d’énergie ou démangeaisons. Le lymphome est habituellement indolore, en particulier aux premiers stades de la maladie.
La plupart des gens qui signalent ce genre de symptômes génériques ne sont pas atteints d'un lymphome. Lorsque les symptômes persistent par contre, il est important de consulter un médecin pour s'assurer de l'absence de toute maladie grave ou d'un lymphome. Le médecin fera un examen physique complet et vérifiera si certains ganglions lymphatiques ont augmenté de volume sous le menton, dans la région du cou et des amygdales, sur les épaules et les coudes, aux aisselles et à l'aine. Il examinera aussi d'autres parties du corps à la recherche d'un œdème ou de liquide dans le thorax ou l'abdomen pouvant être attribuable à une augmentation de volume des ganglions lymphatiques.
Le médecin vous demandera si vous ressentez une douleur et recherchera toute faiblesse ou paralysie pouvant être occasionnée par la pression d'un ganglion hypertrophié exercée sur des nerfs ou la moelle épinière. On procédera à un examen de votre abdomen pour vérifier si l'un des organes internes est hypertrophié, en particulier la rate. Si le médecin soupçonne un lymphome, il demandera d'autres examens dont une biopsie, des analyses sanguines, des radiographies et peut-être une évaluation de la moelle osseuse.
La ou les causes du lymphome demeurent obscures. Il pourrait être attribuable à une prédisposition génétique ou à une exposition à un élément environnemental déclencheur, la pollution par exemple. Il n’existe toutefois pas suffisamment de preuves pour en déterminer les causes exactes. Il a été démontré que certains lymphomes non hodgkiniens du tube digestif (les lymphomes de type MALT) soit reliés à une infection à Helicobacter pylori. Il semble aussi y avoir un lien entre le virus Epstein-Barr et le réarrangement des gènes dans certaines formes de lymphomes de Burkitt.